Le Blog de Michel  
 
Accueil
 
Présentation
 
Activités du mois à la librairie
 
Assoc. A.C.T
 
Les Animations d'A.C.T
 
Le Blog de Michel
 
Contact
 
Sites Amis
 
Exposition - Vente - Spéciale Fêtes

 

   Expression libre avec Michel Ribeiro

     - Pourquoi ce blog ?

      - "Le temps est venu que les hommes parlent eux-mêmes de ce qu'ils sont et se réapproprient un savoir volé auquel ils n'ont jamais eu droit".                                                                                                                                 Jacques Gaillot

                                    

                                        

Le Personnalisme ... une philosophie à vivre ?

 Eté 2003

     - Face au libéralisme forcené dans lequel s'enfoncent nos sociétés et au risque croissant de les voir se muter en sociétés d'objets, je vous propose une voie, je dirais même une philosophie … celle que nous proposa Emmanuel Mounier – "Le Personnalisme" -

 

     - Rendre sa dignité à l'homme, lui faire retrouver sa confiance en lui-même et en ses capacités ; rendre ses lettres de noblesse au travail manuel en refaisant, par exemple, d'un ouvrier … un "œuvrier".

 

     - Réapprendre à gérer nos vies pour mieux gérer la Vie : pour une société de services et non plus une société d'asservissement. Je sais le Personnalisme capable de répondre à ce défi de nouveau millénaire, à la condition d’être prêts à nous engager entièrement, car c'est là, à mon avis, notre unique chance de salut.

 

     - Pourquoi devrions-nous réussir là où tous (?) ont échoué ?

 

Parce qu'il ne s'agit pas de vouloir sauver le monde et transformer les autres, mais uniquement œuvrer à sa propre transformation, à son propre salut et émettre le souhait d'y réussir suffisamment pour inciter l'autre à vouloir faire de même.

 

On ne transforme que ce que l'on connaît … que ce que l'on vit.

 

     - Comment agir efficacement et comment enrayer ces mécanismes implacables que sont :

 

     - Paupérisme grandissant pour de plus en plus de femmes, d'hommes et d'enfants ?

 

     - Pauvreté psychologique dévorant une jeunesse de plus en plus déboussolée qui, perdant ses repères, tente d'exister, de survivre, en plongeant délibérément, désespérément, dans l'alcool, les paradis artificiels et la violence ?

N'oublions pas que le plus haut taux de mortalité chez les jeunes n'est dû ni à la drogue, ni à l'alcool, mais au suicide.

Sans oublier que drogue et alcool les y conduisent quand même … un peu plus tard, c'est tout.

 

     - Comment stimuler, secouer les consciences et redonner courage à tous ces êtres en perditions ou sur le point de l'être ?

 

     - Et enfin, comment ramener vers une dynamique d'action, tous ceux qui, de plus en plus nombreux, sombrent dans le pessimisme et la résignation parce qu'ils ne croient plus en rien ? (8% de syndiqués dont 2% d'actifs ; 30% de votants aux élections Prud'homales 67% d'abstention nationale dont 47,78% pour Lyon à ces mêmes élections).

 

     - Face à cela, nous ne pouvons espérer en des jours meilleurs que par une refonte totale dans notre manière d'appréhender ce monde et ceux qui l'habitent, en retrouvant les vraies valeurs que sont le respect, la communication, le partage, l'amour …

Cette mutation passe obligatoirement par la prise de conscience de chacun d'entre nous, et par notre volonté personnelle, à vouloir l'appliquer pour lui donner vie.

 

     "… les damnés de la Terre n'ont pas trouvé la sortie de l'enfer …" chantait Michel Sardou


C'est dans cette errance que se trouve plongé l'homme d'aujourd'hui. Mais c'est pourtant en s'appuyant sur celle-ci que nous suggérons de marcher ensemble, avec nos différences, vers un monde plus cohérent.

 

                                                                                   

Le Personnalisme.

Le mot « personnalisme » fut utilisé par Renouvier en 1903, pour qualifier sa philosophie tombée depuis en désuétude. Il reparu en France vers 1930 pour désigner, dans un tout autre climat, les premières recherches de la revue Esprit et de quelques groupes voisins, autour de la crise politique et spirituelle qui éclatait en Europe.

Le Quillet-Flammarion en donne la signification suivante :

1) Attachement à sa propre personne. Conduite de celui qui rapporte tout à lui seul.

2) Doctrine communautaire tentant à préserver la personne humaine contre tous les totalitarismes.

Ce que l’on appelle aujourd’hui personnalisme n’est rien moins qu’une nouveauté. L’univers de la personne, c’est l’univers de l’homme mais il serait étonnant que l’on eut attendu le 20ème siècle pour l’explorer, fût-ce sous un autre nom.

Qu’est-ce que le personnalisme ?

Ce n’est pas un système.

Le personnalisme n’est pas uniquement une attitude ou une façon de vivre. C’est une philosophie ; pas un système. Mais il ne fuit pas la systématisation car il faut de l’ordre dans les pensées les concepts et autres logiques. Sans cela la pensée se dissoudrait en intuitions opaques et solitaires.

Son affirmation centrale étant l’existence de personnes libres et créatrices, il introduit au cœur de ces structures un principe d’imprévisibilité qui disloque toute volonté de systématisation définitive.

Ce qui lui répugne le plus, c’est ce goût, si commun aujourd’hui, pour un appareil de pensée et d’action fonctionnant comme un distributeur automatique de solutions et de consignes, devenu barrage devant la recherche, assurance contre l’inquiétude, l’épreuve et le risque. C’est pour cette raison que si pour notre commodité de langage nous parlons DU personnalisme, il est préférable de dire qu’il y a DES personnalismes.
Un personnalisme chrétien et un personnalisme agnostique, par exemple, diffèrent jusque dans leur structure intime. Mais il suffit qu’ils se recoupent sur certains domaines de pensées, sur certaines affirmations fondamentales et sur certaines conduites pratiques, de l’ordre individuel ou de l’ordre collectif : pour donner sa raison d’être à un nom collectif.

Premier constat :

La personne n’est pas un objet.

En effet l’on pourrait s’attendre à ce que le personnalisme commençât par définir la personne. Mais on ne définit que des objets extérieurs à l’homme, et que l’on peut placer sous son regard. Or la personne n’est pas un objet. Elle est même ce qui dans chaque homme ne peut être traité comme un objet.

Exemple :

Voici mon voisin. Il a de son corps un sentiment singulier que je ne puis éprouver ; mais je peux regarder ce corps de l’extérieur, en examiner les humeurs, les hérédités, la forme, les maladies, bref, le traiter comme une matière de savoir physiologique, médical, etc.

Il est ouvrier, et il a un statut d’ouvrier, une psychologie de l’ouvrier que je peux étudier sur son cas, bien qu’il ne soit pas lui, lui tout entier et dans sa réalité compréhensive.

Il est encore, de la même façon, UN Français, UN bourgeois ou UN maniaque, UN anarchiste, UN musulman etc. Mais il n’est pas UN Robert Dupond : Il est Robert Dupond.

Les mille manières dont je peux le déterminer comme UN exemplaire d’une classe m’aident à le comprendre et surtout à l’utiliser, à me comporter pratiquement avec lui. Mais ce ne seront jamais que des parcelles prises chaque fois sur UN aspect de son existence.

Mille photographies échafaudées ne font pas un homme qui marche, qui pense et qui veut. Il n’y a donc pas les cailloux, les arbres, les animaux … et les personnes, qui seraient des arbres mobiles ou des animaux plus astucieux.

La personne n’est pas le plus merveilleux objet du monde, objet que nous connaîtrions du dehors, comme les autres. Elle est la seule réalité que nous connaissions et que nous fassions en même temps du dedans.

Présente partout, elle n’est donnée nulle part. Nous ne la rejetons pas pour autant dans l’indicible. Cette ressource de la personne étant indéfinie, rien de ce qui la conditionne ne l’asservit, rien de ce qui l’exprime ne l’épuise.

Pas plus qu’un objet visible, elle n’est un résidu interne, une substance tapie sous nos comportements, un principe abstrait de nos gestes concrets : ce serait encore une manière d’être un objet, ou un fantôme d’objet. Elle est une activité vécue d’auto création, de communication et d’adhésion, qui se saisit et se connaît dans son acte, comme mouvement de personnalisation.

A cette expérience, personne ne peut être conditionné, ni contraint. Ceux qui la portent à ses sommets y appellent autour d’eux, réveillent les dormants, et ainsi, d’appel en appel, l’humanité se dégage du lourd sommeil végétatif qui l’assoupit encore.

Qui refuse d’écouter l’appel, et de s’engager dans l’expérience de la vie personnelle, en perd le sens comme on perd la sensibilité d’un organe qui ne fonctionne pas. Il la prend alors pour une complication de l’esprit ou pour une manie de secte.

Second constat :

Il y a donc deux manières d’exprimer l’idée générale du personnalisme.

Faire comme l’insecte qui se mime en branche pour se faire oublier dans l’immobilité végétale annonce l’homme qui s’enterre dans le conformisme pour ne pas répondre de soi, celui qui se livre aux idées générales ou aux effusions sentimentales pour ne pas affronter les faits et les hommes.
Ou alors, l’on vivra publiquement l’expérience de la vie personnelle, espérant séduire un grand nombre qui vivent comme des arbres, comme des animaux, ou comme des mécaniques. Bergson évoquait « l’appel du héros et du saint ».

Mais ces mots ne doivent pas tromper : l’appel personnel naît de la vie la plus humble. Cependant elle doit être incessamment conquise ; notre conscience ne se dégageant que lentement du minéral, de la plante et de l’animal qui pèse en nous.

L’histoire de la personne est donc parallèle à l’histoire du personnalisme. Elle ne se déroule pas seulement sur le plan vertical de la conscience, mais sur toute son horizontalité, sur celui de l’effort humain pour humaniser l’humanité.

Puisque la personne n’est pas un objet que l’on sépare et que l’on regarde, mais un centre de réorientation de l’univers objectif, il nous reste à faire tourner l’analyse autour de l’univers édifié par elle, afin d’en éclairer les structures sur divers plans dont il ne faudra jamais oublier qu’ils ne sont que des incidences différentes sur une même réalité. Chacun n’ayant sa vérité que relié à tous les autres.

Troisième Constat :

Comme je l’ai déjà dit, ce qui rend à certains le personnalisme insaisissable, c’est qu’ils y cherchent un système alors qu’il est perspective, méthode, exigence. Une société non capitaliste devra s’ériger à partir de ces cinq principes fondamentaux.

I – Instaurer la liberté par la contrainte institutionnelle.

Le libéralisme est une utopie. Le réalisme c’est d’encadrer la liberté par des institutions qui en préviennent les tentations. Nous voulons pour toute contrainte matérielle, des institutions nécessaires afin d’assurer à tous une liberté matérielle sans danger.

II – Mettre l’économie au service de l’homme.

Les besoins de consommation et de jouissance doivent être limités par un idéal de simplicité de vie qui n’est nullement inconciliable avec la magnificence et la dépense créatrice. L’accomplissement de l’homme ne se trouve pas dans le confort matériel mais dans la vie spirituelle.
Mais avant de songer à se déterminer selon les exigences de la vie spirituelle, l’économie doit fournir un effort considérable et subir une réorganisation radicale que nous pourrions nommer décroissance, pour assurer à tous ce minimum de bien-être et de sécurité qui est nécessaire chez la plupart d’entre nous, à l’établissement d’une vie spirituelle.

En effet, ne dit-on pas que ventre affamé n’a pas d’oreille ? Mais n’oublions pas que ventre repu n’en n’a plus.

III – Appliquer le primat du travail sur le capital.

Le capital n’a du droit dans une cité humaine que s’il est issu d’un travail et collabore à un travail. En toute occasion il n’est rémunéré qu’après le travail, ne reçoit de puissance que subordonnée à celle du travail. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui où spéculation et actionnariat dictent mondialement leurs lois.

IV – Imposer politiquement la primauté du service social sur le profit.

Le juste profit, représentation exacte du travail, ne peut être banni d’une cité de chair. Mais la préoccupation en doit être subordonnée, par les ressources de l’éducation et le pli des institutions, aux autres intérêts plus richement humains et, par delà, à l’amour du service social dans une communauté restaurée.

V – Réaliser la primauté de la personne s’épanouissant dans des communautés organiques.

L’équilibre de ces communautés décentralisées les garantira contre les retours de l’anarchie (prise dans son sens négatif) en même temps qu’il sauvegarde la personne, valeur première, contre l’oppression d’un appareil social trop centralisé.

Michel Ribeiro

Dialoguons : mic.ribeiro@yahoo.fr

Réflexion sur l’utopie

Automne 2002

 

Le dictionnaire nous dit :

     - “ Plan de gouvernement où tout est réglé pour le bonheur de chacun comme au pays fabuleux d’Utopie, décrit par Thomas Morus en 1518. Au sens figuré : Grand projet séduisant mais illusoire ”.

     - Il semblerait à cette lecture que l’utopie ne se conçoive que dans un contexte de recherche du bonheur sous toutes ses formes et dans tous les domaines. Il est vrai que je n’ai jamais entendu parler “ d’utopie négative ”, seulement dans le but de nous faire renoncer (pour 1000 bonnes raisons) à nos rêves et ambitions.

Songer rendre et voir un jour les hommes meilleurs relève donc pour une grande majorité de l’illusion … et ils ont raison.

     - En effet, tous les Pouvoirs laïcs ou religieux qui ont gouverné ce monde depuis notre plus lointain passé à nos jours, nous ont tous imposés et nous imposent encore leurs utopies dans le sens illusoire du terme.

Pourtant tous affirmaient et affirment encore qu’eux seuls, détiennent les clefs de ce bonheur après lequel tous nous courrons. Nous n’appelons pas cela utopie, illusions, mais Réalité.

Maintenant, si j’affirme que notre seul moyen à l’atteindre passe uniquement par notre propre désir d’une sincère transformation personnelle avec, pour seul souhait, donner envie à l’autre d’oser nous imiter … c’est nous qui sommes alors dans l’illusion … même si nous vivons pleinement cet idéal.

     - Jules Verne rêvait d’un voyage sur la Lune et descendait 20000 lieues sous les mers. C’était un rêveur … un utopiste.

     - A la même époque, Monsieur Thiers déclara sans avenir, donc utopiste, le chemin de fer.

Sans commentaires.

Michel Ribeiro

Dialoguons : mic.ribeiro@yahoo.fr

La pollution intérieure affecte la santé - 06/2008

     - « Les chercheurs commencent à interpréter les données de la première campagne de mesure des polluants dans les logements français. »

C’est vrai ! Nous sommes pollués à l’intérieur même de notre « habitation » la plus personnelle … je veux parler de notre cœur … de notre esprit.

Quels sont les polluants ?

     - Il en existe tellement qu’il m’est impossible d’en dresser une liste complète … mais voyons un peu.

Pour faire simple, je prendrais pour « référence » les 7 polluants présentés par les religions judéo-chrétiennes comme mortels et plus connus sous le nom des 7 péchés capitaux :

L'avarice, la colère, l'envie, la gourmandise, la luxure, l'orgueil et la paresse.

En quoi sont-ils mortels ?

        

     - L’avarice :

     - L’avare ne donne rien. Ses seuls soucis ? Thésauriser, amasser, mettre de côté, cacher et protéger ses biens … des autres, pouvant aller jusqu’à priver les siens … et lui-même, de tout confort jugé, par lui-même, comme superflu. C’est un malade qui ne supporte pas devoir se séparer, perdre, ou même prêter, un seul sou, un seul objet lui appartenant, et c’est terrorisé, à l’idée de devoir les abandonner, qu’il quittera ce monde, très souvent dans un extrême dénuement.

Pourtant, sans aller jusque là, je peux dire que nous le sommes bien tous … un petit peu … radin … ou pas prêteur … puisque que "ON" ne nous rend jamais … le livre prêté, la petite somme d’argent … le service rendu … notre tendresse … notre amour …  etc. Et nous ?

Ne faisons-nous pas de même ?

    

     - La colère :

     - Qui n’a jamais connu cet état ? A mon avis très peu d’hommes … et je n’en ai jamais rencontré. Par contre, nous LA (la colère), croisons tous les jours dans les rues, au volant d’une voiture, au travail, à la télé dans les reportages, les films, dans nos foyers et surtout … dans nos propres cœurs et esprits. Et, lentement mais sûrement, si nous la laissons nous dominer, elle nous conduit tout droit, envers les autres et envers nous-mêmes, au travers de nos haines et autres ressentiments, vers les violences, les guerres et les vengeances de toutes sortes.

    

     - L’envie :

     - L’envieux ne connaît pas la paix du cœur et de l’esprit car l’envie est, par excellence, un poison mortel. En effet, à travers les désirs qu’elle provoque, elle nous mène à la convoitise et à la jalousie, faisant des autres hommes, des rivaux (dans le meilleur des cas), ou des ennemis (à éliminer) ; en bref, tous ceux qui barrent l’accès à l’assouvissement de nos envies. Le sage dit : 

« L’homme désire le plaisir mais dès qu’il a eu le plaisir … il gémit de nouveau après le désir » car le pauvre n’est pas celui qui ne possède rien … mais celui qui désire beaucoup.

    

     - La gourmandise :

     - Agent pourvoyeur de l’envie, la gourmandise poussera "ceux qui désirent beaucoup", selon leur degré de soumission à son pouvoir, de la jouissance raisonnable des biens, à l’appétit immodéré et avide de vouloir en acquérir toujours plus. Puis on passera de l’avidité d’avoir à la voracité (manger un concurrent par exemple). Et enfin, de la voracité à la goinfrerie (posséder immensément plus qu’un superflu bien souvent non-nécessaire, à l’exemple des 25 familles les plus riches de ce monde qui se partagent 47% de la richesse mondiale).

     - Ne sont-ils pas à l’image de ces personnes, hyper obèses, engloutissant, chaque jour, d’énormes quantités de nourriture ? En exemple, il y a environ une dizaine d’années, l’homme le plus gros des Etats-Unis quittait ce monde âgé tout juste de 30 ans. Il pesait plus de 500kg et il fallut abattre les murs et user d’une grue pour le sortir d’un appartement qu’il ne quittait plus depuis longtemps.

    

     - La luxure :

 

     - Elle est le principe même de tous les dérèglements et comme pour tout dérèglement, s’il n’est pas rapidement maîtrisé, elle nous poussera à des excès menant de l’inconduite à la corruption et aux débordements de toutes sortes. Combien d’hommes de par le monde, subissent les effets meurtriers d’une consommation d’alcool, de drogues (mêmes médicamenteuses) non maîtrisée. Ils commencent tous par boire 1 verre ; par fumer 1 cigarette ou 1 joint, par prendre 1 pilule de somnifère … etc.

 

     - Et que dire d’une sexualité non seulement non maîtrisée à travers le monde, mais incitatrice à toutes les corruptions, faisant de l’être humain, hommes, femmes et enfants confondus, une marchandise juste bonne à assouvir les faiblesses d’humains, esclaves inconscients, d’un maître sans pitié.

 

    

 

     - L’orgueil :

 

     - Il est l’arme absolue de ce monde, car c’est lui qui fait croire à l’humain qu’il est quelqu’un d’important. Nos cimetières sont d’ailleurs remplis d’orgueilleux qui étaient en mal de reconnaissance. L’orgueil recrute donc ses plus fidèles zélateurs chez ceux qui ont laissé leur fierté se transformer en orgueil ; chez ceux qui se croient supérieurs aux autres ; qui dédaignent le petit et méprisent le faible. Ce faisant, l’insolence prend le pas sur la courtoisie, et le respect cèdera vite sa place à la morgue et à la suffisance. L’orgueilleux est détesté de tous, car son arrogance le rend insupportable, surtout à ses semblables, à qui il renvoie … leurs propres images. Et pourquoi tout cela ?

 

« Pour vouloir être Grand … l’espace d’un miroir  » - Jacques Brel –

 

    

 

     - La paresse :

 

     - Chez les gens aisés, elle porte le nom d’oisiveté. On dit pourtant d’elle, qu’elle est la Mère de tous les vices et bien qu’elle soit assimilée à l’inaction et au désœuvrement, elle est très bien acceptée chez les rentiers et nantis de tous poils. Ce n’est tout de même pas leur faute s’ils sont riches et ne sont pas obligés de travailler. C’est donc seulement chez les petites gens qu’elle prend le nom de paresse. Il est bien connu que le pauvre est un flemmard et un fainéant.

 

     - C’est peut-être pour cette raison qu’une certaine politique vilipende aujourd’hui le chômeur et le Rmiste qui osent se goinfrer de leurs misérables allocations … tout en travaillant au noir … qui roulent en grosse voiture …

 

     - Pourtant, c’est dans un bel élan de générosité et sans ciller une seule seconde, que nos Députés se sont attribués, légalement et à vie, de très confortables allocations (1200€ mensuel) … en cas de non-renouvellement de mandats, sans aucune obligation à devoir rechercher … un nouvel emploi.

 

     - Conclusion :

 

   - Il est peut-être temps que des « chercheurs » réfléchissent sérieusement aux problèmes posés par tous ces polluants, invisibles à l’œil nu mais terriblement actifs et destructeurs. Aussi je vous livre une réflexion de Confucius que j’ai faite mienne.

 

« Le vulgaire ne rougit pas de l’absence d’amour et n’a pas l’injustice en horreur. Si aucun avantage ne lui fait signe, il ne bouge pas. S’il n’est pas intimidé, il ne s’améliore pas. Mais s’il est conduit au bien dans les petites choses, il est attentif dans les grandes. C’est une chance pour les hommes vulgaires. »

 

Il dit aussi :

 

« Si le bien ne s’accumule pas, cela ne suffit pas à faire la réputation d’un homme. Si le mal ne s’accumule pas, cela n’est pas assez puissant pour détruire un homme. Le vulgaire pense pour cette raison que le bien dans les petites choses est sans valeur ; c’est pourquoi il le néglige. Il pense : « De petites fautes ne causent pas de dommage ». Par suite il n’en perd pas l’habitude. Ainsi ses fautes s’entassent jusqu’à ce qu’elles ne puissent plus demeurer cachées et sa culpabilité devient si grande qu’elle ne peut plus être effacée. »

 

C’est donc vrai … la pollution de nos « intérieurs » affecte bien nôtre santé.

 

                                                                     Michel Ribeiro

Dialoguons : mic.ribeiro@yahoo.fr

@                          Réflexions sur les solidarités

                                 Ecrit en 2003 

 

                          

Qu’est-ce que la solidarité ?

     - Le Larousse nous propose 4 pistes :

1. Rapport qui existe entre des personnes solidaires.

2. Sentiment qui pousse les hommes à s'accorder une aide mutuelle.

3. En droit, modalité d'une obligation faisant obstacle à sa division.

4. Solidarité ministérielle, principe voulant que chacun des ministres soit responsable des décisions collégialement prises par le gouvernement dont il fait partie.

Lorsque l’on interroge les gens sur ce mot, la première chose que l’on perçoit c’est tout d’abord la prise en compte quasi-générale des deux premières pistes comme référence, la différence d’interprétation sur ce sujet jouant sur la manière dont on en usera « pratiquement », au point que l’on ne peut plus parler d’une, mais « des » solidarités.

En effet, les « sentiments poussant les hommes à s’accorder ou non, une aide mutuelle », sont à multiplier à la puissance des « raisons », et « des intérêts », mêmes momentanés qui les unissent, les réunissent ou les séparent. Ces sentiments s’expriment généralement exacerbés, surtout lors de conflits armés, d’accidents ou de catastrophes naturelles. Nous les trouvons d’abord présent dans nos cercles familiaux, mais aussi très actifs dans tous nos systèmes associatifs sociaux, culturels, locaux, nationaux et internationaux (ONG).

En droit, la solidarité peut s’exprimer par l’exemple d’une condamnation pouvant frapper celui qui répondrait au reproche de « non-assistance à personne en danger » ; ou par l’exemple de l’incapacité faite de déshériter totalement un enfant, comme dans la protection qu’offre aujourd’hui le PACS aux couples non mariés etc.

Quant à la solidarité ministérielle, « principe voulant que chacun des ministres soit responsable des décisions collégialement prises par le gouvernement dont il fait partie », elle à parfaitement tenue son rôle dans la promulgation des lois d’amnisties sur les financements occultes des partis politiques, comme dans les affaires sur le sang contaminé. Politiquement parlant, on peut dire que la solidarité nationale à parfaitement tenu son rôle lors du dernier « faux plébiscite » accordé par les électeurs à Jacques Chirac lors de l’élection présidentielle.

En conclusion être solidaire, c’est oser le pari de « la main tendue » en réalisant en l’inversant, cette belle sentence républicaine inscrite aux frontispices de nos mairies par nos ancêtres révolutionnaires : Liberté – Egalité – Fraternité – en : Fraternité – Egalité – Liberté ; car cette belle utopie ne verra le jour que lorsque nous serons capables de regarder l’autre comme un FRERE en humanité. A cet instant, lui et nous devenons EGAUX (tout en restant différent). C’est alors seulement que nous serons LIBRES.

                               Michel Ribeiro

Dialoguons : mic.ribeiro@yahoo.fr

                      Réflexion sur l’œcuménisme - 05/2007

 

                                                        

 

Pourquoi cette interrogation ?

 

Pour y répondre, je vais devoir vous conter une petite histoire.

 

Il y a 25 ans de cela, sortant juste d’une douloureuse passion amoureuse, je rencontrai un groupe de jeunes personnes affirmant que leur « rencontre » avec Jésus avait transformé leur existence. Aussitôt, je leur opposai en contradiction mes propres arguments. Ils ne cherchèrent nullement à me convaincre, me demandant juste, si mes ”croyances du moment”  m’avaient libéré. Je répondis que non !

 

« Que risques-tu alors de Lui demander Son Aide ? » me répondirent-ils. Ce dilemme me “tortura” plusieurs jours. Dans ma tête résonnaient ces mots :

 

« Que risques-tu d’essayer ? ... Que risques-tu ? »

 

Que risquais-je en effet ?

 

L’asservissement à quelque chose (religion, secte... etc.), à quelque gourou, à la mort (par peur) ?

 

L’évidence me “creva” les yeux ! Un assujettissement en quoi que  ce soit n’avait pas à m’inquiéter. J’ai toujours été profondément “attaché” à la liberté et n’ai jamais recherché à “appartenir” à qui ou à quoi que ce soit en ce monde et ce, aujourd’hui encore. Quant à la mort, elle n’a jamais eu une grande importance à mes yeux, pour la bonne raison, comme l’affirme le Christ, que je n’ai rien à craindre d’une seconde mort … qui n’existe pas pour celui qui sait. Mais à l’époque, je ne savais pas !

 

Alors ? Qu’avais-je donc de si horrible à redouter et qui me faisait si mal au plexus ?

 

Si c’était faux, je devrais, une fois encore, repartir de zéro. Et comme mes autres “erreurs” ne m’avaient pas tué, pourquoi celle-ci le ferait-elle ?

Et je fis ce constat : J’ai, tout au long de cette vie, fait des tas d’erreurs, suivi bien des fausses pistes. Devrais-je arrêter ma quête pour cela ?

 

Est-ce que le fait de “l’arrêter” stopperait mes “erreurs” ? Non ! Je sentais, tout au fond de moi, qu’il me faudrait, quoi qu’il advienne, continuer à chercher la sortie de l’enfer.

 

Seulement voilà, que me fallait-il faire pour être certain de la “chose” ?

 

C’est alors que Christ croisa mon chemin (en conscience). J’étais libre de le suivre, libre de refuser. 

 

Je n’avais plus qu’à demander la réponse à mes questionnements, à Celui qui m’invitait à le suivre. Ce que je fis au prix de telles douleurs, que je crois, sincèrement, avoir connu celles d’un enfantement.

 

« Demande et TU recevras ! » affirme t-il.

 

Je le sommais de me “donner” le plus rapidement possible, ce qu’à l’époque je souhaitais plus que tout : la Connaissance.

 

J’en réclamais la preuve absolue (à mes yeux) en jurant (une dernière fois), que si je n’obtenais rien d’incroyable (pour moi), il n’aurait pas de pire ennemi que moi.

 

Trois jours plus tard, je reçus – sa - magistrale réponse dont ces lignes témoignent. Si je ne dis rien sur la manière dont celle-ci se manifesta, c’est uniquement par le fait que je suis le seul, pour qui cette évocation signifie vraiment quelque chose. Pour un autre, elle ne signifiera rien … à moins d’avoir vécu une expérience similaire.

 

Voilà donc à présent 25 ans que je m’efforce de témoigner“ de la “réalité libératrice“ que nous offre le Christ, lors de conférences-débats, m’appuyant sur des thèmes et des outils que vous pourrez découvrir sur : cliquer ici

 

J’aurais souhaité partager cette Connaissance avec mes frères en humanité. Transmettre tout ce que l’Esprit me permet de comprendre. Echanger et m’enrichir de l’Esprit des autres, qu’ils se revendiquent ou non d’une quelconque religion.

 

N’est-il pas écrit : « Il y a de nombreuses demeures dans la Maison de mon Père » …même une maison pour les athées. C’est d’ailleurs de ces derniers que je recevrais le meilleur accueil. Mes nombreuses tentatives œcuméniques avec toutes les différentes Eglises chrétiennes croisées, ne rencontreront qu’un intérêt de surface sans avenir. Pourtant, toutes mettent l’accent sur une nécessité œcuménique qu’elles ne semblent vouloir partager qu’avec ceux qui rejoignent leurs rangs. Pour les autres, ce serait dans le meilleur des cas une réponse du genre :

 

« Oui, c’est pas mal ce que tu dis … mais c’est mieux chez nous ! »

 

Il me sera même dit plusieurs fois que « j’étais dans l’erreur ! ».

Difficile de se ritirer mutuellement nos pailles de l’œil si l'un des deux refuse le dialogue. C’est pour cette raison et bien d’autres encore que je pose cette question :

 

Qu’est-ce que l’œcuménisme ?

 

Le dictionnaire nous en donne cette définition :

 

     - Mouvement qui préconise l’union de toutes les Eglises en une seule.

 

A l’origine de l’œcuménisme contemporain, il y a la conférence internationale protestante d’Edimbourg en 1910.

Le Conseil œcuménique des Eglises, fondé en 1948, et dont le siège est à Genève, groupera un grand nombre d’Eglises protestantes ainsi que la plupart des orthodoxes orientaux.

Longtemps étrangère à ce mouvement, l’Eglise catholique, depuis le deuxième concile du Vatican de 1962, multiplie les contacts avec les non-catholiques et les non-chrétiens avec, par exemple en point d’orgue, le rassemblement par le Pape Jean-Paul II, du 27 octobre 1986 à Assise, des représentants de toutes les religions du monde.

 

L’œcuménisme désigne donc un acte, œuvrant spirituellement, à l’union de toutes les grandes religions de ce monde.

 

Nous retrouvons d’une certaine manière ce noble idéal dans le monde profane et laïque, à travers ses tentatives humanistes d’unir des peuples, l’U.E pour Europe, l’O.U.A en Afrique, le M.N.A (Mouvement Nationaliste Arabe) pour le Moyen-Orient, l’U.M.A Union du Maghreb arabe, la C.N.S Communauté sud américaine des nations en Amérique latine, l’A.S.E.A.N (Association of Southeast Asian Nations) en Orient, le F.I.P Forum des îles du Pacifique pour l’Océanie, etc. sans oublier l’O.N.U tentant, à l’instar du Vatican, de les chapeauter tous.

 

A quand un œcuménisme absolu, ouvert résolument à toutes les différences, qu’elles soient religieuses, politiques, spiritualistes, scientifiques, humanistes, athées, individualistes, ésotériques, etc. ?

 

Comment réaliser cette révolution œcuménique ?

 

Je sais que nombreuses sont les personnes que le mot Révolution, inquiète. Pourtant n’est-il pas composé des mots Rêve et Evolution ?

 

Ainsi, ne serait-il pas judicieux de cesser d’avoir peur de nos “différences“, si présente par exemple dans notre tentation à vouloir, même inconsciemment, imposer les nôtres comme étant les meilleures ?

 

Notre difficulté à oser vouloir nous enrichir de ces différences, ne se trouve t’elle pas dans notre compréhension du sens du devoir ?

 

S’agit-il seulement d’aider ceux qui sont dans le besoin ?

 

D’enseigner à ceux que l’on pense ignorant ?

 

N’avons-nous donc aucun besoin de l’aide de l’autre, du savoir de l’autre ?

 

Sommes-nous devenus si sûr de nos connaissances spirituelles, pour penser pouvoir nous passer de celles des autres spiritualités ?

 

Les chrétiens ne croient pas au précepte  réincarnationniste des bouddhistes, semblant eux, tout ignorer du leur : la résurrection.

 

Qui a raison ou qui a tort ?

 

Et si la réincarnation était le marche-pied de la résurrection ?

 

Est-il fou de vouloir se poser une question susceptible “d’œcuméniser“ nos Esprits ?

 

« On se croit mèche …on est que suif ! » chantait Jacques Brel qui semble vouloir nous dire … qu’en prenant conscience de n’être que suif, il me viendra peut-être alors, l’idée d’y mettre une mèche. Mais comment y parvenir si JE … me crois mèche ?

 

Ainsi, attention à ne pas se croire plus grand que nous ne sommes. Cessons de croire voir, dans les différences de l’autre qu’une poutre d’ignorance face à cette vérité dont nous nous croyons trop souvent les seuls détenteurs.

 

En conclusion, n’ayons plus peur d’échanger nos différences, pour qu’elles nous enrichissent de leurs trésors réciproques.

 

Aussi, si vous le souhaitez, continuons le dialogue !

 

                                                                         Michel Ribeiro

Dialoguons : mic.ribeiro@yahoo.fr

Vivre son handicap …

 

 

     - Il à toujours été plus que difficile de vivre dans ce monde ... sauf pour le petit nombre de nantis qui n'a jamais rien eut à faire des milliards d'êtres humains vivants très en dessous du seuil de pauvreté.

C’est très souvent, sauf exceptions, dans la nature du nanti de mépriser et d’ignorer l’indigent. Pour lui, et il le pense vraiment, c’est Dieu qui l’a voulu ainsi. Ne récompense t-il pas uniquement ceux qui le méritent ?

Ce qu’il ignore, c’est qu’il risque fort d’aller grossir le rang des laissés pour compte dans sa prochaine incarnation (si celle-ci existe bien sûr … et qu’il veuille bien y croire). Mais c’est une autre histoire.

Dans ce monde, le pauvre n’a, apparemment,  qu’une seule raison d’être … servir le nanti qui l’utilisera au gré de ses besoins, comme on utilise un chien à qui l’on donne un os à ronger (juste pour éviter de se faire mordre) ou … un squelettique (l’os) salaire pour le pauvre, juste pour éviter qu’il ne se révolte.

Aussi, ne soyez pas surprise par l’attitude des gouvernants de ce monde à l’égard du handicap … quel qu’il soit.

La maladie, la pauvreté, l’ignorance, la peur, la vieillesse, le chômage, la retraite, l’accident, l’ethnie, la religion, le pays … et bien d’autres "états" encore sont, tous, grands pourvoyeurs d’handicapés provisoires ou définitifs … selon les cas. Des exemples ?

 

-         L’handicapé physique … à travers sa maladie … et sa faible pension.

 

-         Le retraité … je le suis moi-même depuis 3 ans, ma retraite s’élevant tout compris, à moins de 700 € mensuel.

 

-         Le chômeur … et sa très souvent, misérable allocation, tant discutée, de fin de droit.

 

-         Le SDF … à qui l’on conteste le RMI … lorsqu’il le touche.

 

-         Les religions … qui, à travers leurs dogmes et sous le couvert d’une pseudo-moralité divine, poussent leurs zélateurs à refuser, en la retardant le plus longtemps possible, l’émancipation des êtres.

 

-         Les pays … qui, par une dictature de fer, ou sous le masque de pseudo-démocraties, soumettent leurs peuples à d’intenables restrictions sociales et économiques.

 

-         La vieillesse … qui, à travers ce que l’on nomme le baby boum de l’après guerre, fait, trop souvent dans notre société, de cet handicap physique inéluctable, un des responsables  du trou de notre Sécurité sociale.

 

Cette liste n’étant pas exhaustive, il y à de quoi désespérer.

 

Alors … que faire pour que cela change … au moins pour soi-même ?

 

A qui demander ?

 

Pour le savoir … ne dit on pas qu’il vaut mieux s’adresser directement au Bon Dieu plutôt qu’à ses saints ?

 

Si je dis cela c’est que j’ai eu, voici 30 ans, à devoir le faire et que … ça a marché … puisque j’obtins ce que je souhaitais au plus profond de moi, depuis toujours.

 

Alors … si cela vous dit … si vous pensez qu’elle peut vous aider … je veux bien, pour ceux qui le désirent, conter cette histoire.

  Michel Ribeiro

Dialoguons : mic.ribeiro@yahoo.fr

Sommes-nous de si mauvais éducateurs ?

 10 – 10 - 2005

 

 

     - Sommes-nous de si mauvais éducateurs ? A première vue et globalement, je dis oui !

 

En effet, ce que certains appellent aujourd’hui - fracture sociale - semble se propager rapidement sur une Terre où, sur 6 milliards de personnes, à peine 500 millions vivent confortablement, tandis que les 5,5 milliards restant, sont dans le besoin.

 

     - 800 millions d’affamés, principalement en Asie et en Afrique et réapparition de la faim dans les pays riches.

 

     - 11 millions d’enfants de moins de 5 ans vont mourir cette année de causes en grandes parties évitables.

 

     - La mauvaise qualité de l'eau provoque des diarrhées, responsables de la mort de 1,8 millions de personnes chaque année, dont 1,6 millions d'enfants de moins de 5 ans.

 

     - Pollutions de tous genres et catastrophes de moins en moins « naturelles » se multiplient avec ses cortèges de morts et de laissés pour compte.

 

     - Courses irresponsables de manipulations et expérimentations génétiques et médicamenteuses dans tous les secteurs, aux résultats souvent désastreux de types ; sang contaminé, maladie de Creutzfeld  Jacob, Tremblante du mouton, Vache folle, Grippe aviaire etc. etc. car malheureusement, cette liste ne reste pas exhaustive.

 

     - Guerres, tensions sociales et violences quotidiennes sur toute la planète.

 

J’arrête ici car là encore, cette énumération n’est malheureusement pas  exhaustive.

 

Sommes-nous de si mauvais éducateurs ? 

 

- Lorsque je vois le mur vers lequel mes concitoyens se précipitent « allègrement », je dis oui !

 

     - Sur le plan National :

 

     - Au pourrissement social, voulu et nécessaire à la politique mondialiste et ultra-libérale, nous répondons semble t-il majoritairement, par une demande accrue de moyens de surveillances dits dissuasifs, répressifs et policiers.

 

« Il ne faut plus chercher à comprendre »

 

     - Pourquoi et Comment - nous en sommes arrivés là pensons-nous (mais avons-nous vraiment cherché) ?

 

     - Nous devons sévir ! Nos seuls mots d’ordre : Répression – Arrestation – Incarcération. Et, pour certains, « si cela ne suffit pas ?  Envoyons l’armée ! »

Mais là, nous en arrivons, sous le couvert d’une « protection sociale » d’un autre genre, à la mise en place d’un Etat policier dictatorial et fasciste.

 

Dans un monde à Pensée Unique, Mondialiste et Ultra-libéral, l’Etat n’a plus d’autres fonctions que celle d’être son bras armé, Unique Protecteur de SES biens.

 

Mais pour régner sans partage sur une démocratie, il lui est nécessaire de la laisser se pourrir de l’intérieur, socialement et économiquement, dans un rejet xénophobe de plus en plus exacerbé. 

 

Cet appauvrissement ouvre inéluctablement la porte à la misère et à ses lieutenants que sont :

 

     - Racisme et peur de l'étranger liés à un repli individualiste et communautaire de plus en plus marqué.

 

     - Délinquances, violences et haines sous toutes leurs formes, répondent à nos coupables indifférences. La suite est plus que prévisible.

 

     - La peur, l’emportant sur la raison, fait que nos concitoyens en appellent eux-mêmes à la mise en place d’un système répressif, armé du bâton qui viendra leur caresser les côtes … lorsqu’ils en prendront enfin, mais trop tard … conscience.

 

Ainsi, nous sommes vraiment de piètres éducateurs si, pour toutes solutions, nous en soyons réduits à construire des prisons pour y mettre … nos enfants … ou à demander à l’armée d’intervenir.

 

A ce sujet, je vous suggère de bien réfléchir aux raisons profondes qui ont pu amener le Président J. Chirac à supprimer le service militaire.

 

     - Celui-ci coûtait trop cher à la nation ?

 

     - La paix en Europe pouvait justifier cette décision ?

 

     - Ou pour s’éviter le danger de voir la plus grande partie de celle-ci, refuser l’affrontement et retourner les armes contre leurs commandements en cas d’un nouveau … Mai 68 … parce qu’une armée de métier ne pose pas de question sur « l’ennemi » qu’on lui demande d’affronter ?

 

     - Peut-on devenir de bons éducateurs ?

 

     - Cette réflexion s'adresse uniquement à celles et ceux qui ont quelques difficultés à rester "désespérément" optimistes.

 

Si l’on part du principe que le négatif n’est que du positif en gestation, alors oui, nous pouvons devenir de bons éducateurs. Comment ?

 

Tout simplement en observant le résultat de nos combats. Si celui-ci apporte le fruit attendu c’est que le moyen est bon. Sinon, on en cherche un autre. N’ayons pas peur de nous tromper car si l'on peut toujours rattraper une erreur, n’oublions jamais que l’immobilisation est très souvent le signe d'un recul.

 

     - Devenir un bon éducateur, c’est développer en soi-même des valeurs comme : sincérité, respect de soi et des autres, authenticité de l’être, douceur et fermeté, patience et persévérance, amour du bien et du beau allié à un esprit de justice sans faille, etc. etc. ... et les partager avec autrui. La meilleure manière de résister au mal, c’est de faire énergiquement le bien. C’est aussi simple et aussi difficile que ça !

 

     - Positiver ses pensées est possible … comme il est possible de les “négativiser”.

 

Ainsi, n’oublions pas que ...

 

     - « C’est très souvent sur le plus gras des fumiers que poussent les plus belles roses »

 

                                                                      Michel Ribeiro

Dialoguons : mic.ribeiro@yahoo.fr

Y a-t-il vraiment une crise économique ?

 

7/08/2009

 

                                   

 

     - Voilà près d’une décennie que l’on nous rabat les oreilles avec la crise économique et il est indéniable que nous assistons aujourd’hui à son asphyxie. Mais quand est-il réellement ? C’est ce que je vais tenter d’éclaircir … sans prétention, puisque je n’ai pour tout bagage dans ce domaine, que celui d’un simple citoyen … ce qui n’est nullement incompatible avec la réflexion.

 

     - Une crise économique est une détérioration agressive et violente d’une situation économique donnée et de ses perspectives. Elle conduit à une période de ralentissement économique et parfois même, à un recul économique. Ce qui est le cas aujourd’hui, avec un nombre croissant de fermetures d’usines, de commerces, d’industries et cela dans tous les domaines et dans les pays industrialisés.

 

     - Serait-ce le signe d’une fin de civilisation dut à un manque réel de matières premières ? Que nenni ! En fait nous assistons, avec la mise en place effrénée des délocalisations, à la mise à sac de tout ce qui a contribué à la richesse et aux avancées culturelles et sociales de nombreux pays européens comme la France, la Grande Bretagne, l’Allemagne etc.

 

     - Toute la richesse de ces peuples survenait après des siècles de servage, de luttes et de révolutions culturelles, cultuelles et sociales … de souffrances indicibles et semble t-il éternelles au travers de guerres plus atroces les unes que les autres, perpétrées au nom de nos soi-disant nobles idéaux.

 

     - Comment avons-nous pu et pouvons nous encore aujourd’hui, croire à de telles inepties ?

 

     - Quand comprendrons-nous enfin, que toutes ces horreurs et injustices de toutes sortes ont, de tous temps, été voulues et planifiées par la plus grandes majorité des dirigeants et puissants de ce monde, qui se succèdent depuis la nuit des temps ? Et c’est de cela dont nous sommes aujourd’hui les témoins … passifs et résignés … jusqu’à notre prochain et toujours terrible réveil … Réveil lui aussi attendu et planifié par ces mêmes personnages … et ainsi de suite.

 

     - Je ne les juge pas, je constate simplement au travers de ce que je vois et que nous vivons, qu’il en est bien ainsi. Comme je constate que tout cela n’est possible que parce que ce très petit nombre sait mettre à son service et de tous temps, les gouvernements laïques et religieux de tous bords, de toutes idéologies, servis à leurs tours par des milliards de serviteurs … NOUS !

 

     - Ainsi, il n’y a pas de « crise économique » au sens littéral des mots mais uniquement un « manque réel et absolu de conscience et d’humanisme » dans le cœur de ces mêmes personnages et, peut être,  à un degré moindre (?) chez ces plus zélés serviteurs, toujours prêts à devenir Calife à la place du Calife et ce, à tous les échelles sociales de notre humanité.

 

     - Vous ne me croyez pas ? Un seul exemple.

 

     - Tous les Maîtres d’œuvres de nos systèmes bancaires, ont participé peu ou prou, mais en conscience, à la faillite voulue et programmée d’un système économique mondial, mis en place et voulu par ces mêmes Maîtres d’œuvres … aux résultats plus que désastreux … que nous vivons.

 

     - Pour les "sauver de la ruine" (?), ces grands prédateurs ordonnèrent à leurs plus fidèles serviteurs, les Etats et ceux qui les dirigent, de les aider à "réparer" le désastre.

 

     - Comment ? En puisant dans leurs caisses, c’est-à-dire dans nos poches par le biais de nos impôts, les sommes astronomiques dilapidées.  Sommes que, selon ses dires, notre Président n’avait pas pour aider ses concitoyens … mais qu’il su trouvé pour leur venir en aide.

 

     - Et comment croyez-vous que ces Grands Argentiers réagirent ?

 

     - Un seul exemple :

 

     - Natixis, banque de financement et d'investissement du groupe BPCE, (issu de la fusion des groupes Caisse d'Épargne et Banque populaire), très lourdement déficitaire l'an dernier et qui a réalisé d'importantes suppressions d'emplois, a versé 90 millions d'euros à ses traders au titre de 2008. Et Jean-Pascal Beaufret, à sa tête de février à novembre 2008, touchera 1,5 million d'euros, malgré les 2,8 milliards de pertes de son entreprise.

 

     - Ce genre d’hommes prêts à tout est légion, et malgré ce qu’ils croient être, ils ne seront jamais que de simples, mais nécessaires petits goujons, pour les grands requins qui les dirigent … et qui n’hésiteront pas à les jeter en pâture aux peuples en colère le moment venu. 

 

     - Quand retrouverons-nous le chemin du cœur ?

 

     - Bonne réflexion à tous !

 

                                                                        Michel Ribeiro

Dialoguons : mic.ribeiro@yahoo.fr

Quelques  réflexions à méditer ...

21/10/2009

Pour Eugène Varlin 

Tisserand ouvrier chartiste en 1839

     - Laissez-moi maintenant parler de moi-même, non dans le dessin d’assurer plus d’attention de votre part, mais afin de vous prouver que je ne parle pas d’après les on dit, mais d’après mes propres souffrances. Et c’est pourquoi je dois être pardonné pour toute chaleur d’expression qui pourrait toucher à la violence.

 

                                                 

 

                                            Pour  Théophile Gautier

 

     - Qu’importe que ce soit un sabre, un goupillon ou un parapluie qui vous gouverne !

C’est toujours un bâton, et je m’étonne que des hommes de progrès en soient à disputer sur le choix du gourdin qui doit leur chatouiller l’épaule, tandis qu’il serait beaucoup plus progressif et moins dispendieux de le casser et d’en jeter les morceaux à tous les diables.

 

                                                                         

 

                            Pour Michel Bakounine

 

     - Je ne connais qu’un chemin de salut, c’est tuer entièrement son moi, tout ce qui fais sa vie, ses espoirs et ses croyances privées. Il faut vivre et respirer seulement pour l’absolu et par lui et point par le moi futile. Le bonheur ne m’est accessible qu’à la suite d’un renoncement, d’un oubli total de moi. Je ne dois rien chercher au-dehors, je dois diluer ma personne dans l’absolu. Tout est vu de l’esprit, tout est pénétré par l’esprit, il n’y a rien en dehors de l’esprit. L’Esprit est la Connaissance absolue, la Liberté absolue et, par conséquent, la Béatitude absolue. Je ne deviens libre que par la Liberté des autres.

 

                                                         

 

                            Pour Georges Bernanos

 

     -L’homme intraitable est celui capable de s’imposer à lui-même sa discipline mais n’en reçoit aveuglément de personne ; pour qui le suprême confort est de faire autant que possible ce qu’il veut, à l’heure qu’il a choisie, dût-il payer de la solitude et de la pauvreté ce témoignage intérieur auquel il attache tant de prix ; qui se donne ou se refuse, mais ne se prête jamais.

 

                                                        

 

                                Pour Jacques GAILLOT

 

     - Le temps est venu que les hommes parlent eux-mêmes de ce qu'ils sont et se réapproprient un savoir volé auquel ils n’ont jamais eu droit.

 

                                                                            

 

                              Pour Rosa Luxembourg

 

     - Je veux bien mourir pour le peuple, mais que l’on ne m’oblige pas de vivre avec lui.

 

                                                                             

 

                              Pour Emmanuel  Mounier

 

     - On peut exiger ce que l’on veut de soi-même, mais vouloir extirper toute agressivité de l’éducation, noyer trop tôt la force virile dans des rêveries idéalistes, c’est fabriquer un eunuque sous des airs ravis, enlever un combattant à l’idéal. L’homme du confort est l’animal domestique de son confort, l’homme réduit à sa fonction productrice ou sociale, un rouage.

 

                                             

 

                               Pour Pierre Kropotkine

 

     - Point d’autorité qui impose aux autres sa volonté. Liberté d’action laissée à l’individu pour le développement.

 

                                                      

 

                                Pour Louise Michel

 

     - Le pouvoir est maudit. Voilà pourquoi je suis anarchiste.

 

                                                       

 

                                 Pour Henri Laborit

 

     - Se révolter, c’est courir à sa perte, car la révolte, si elle se réalise en groupe, retrouve aussitôt une échelle hiérarchique de soumission à l’intérieur du groupe, et la révolte, seule, aboutit rapidement à la suppression du révolté par la généralité anormale qui se croit détentrice de la normalité. Il ne reste plus que la fuite.

 

                                                                              

                                               Pour François Truffaut

 

     - La société dans laquelle nous vivons ne me plaît pas, mais celle qu’on nous promet, ici ou là, ne me plaisent pas davantage.

 

                Double conclusions ... et à chacun la sienne ...

 

                                                                         

 

                                                     Pour René Barjavel

 

     - L’homme se trouve devant deux destins possibles : périr dans son berceau, de sa propre main, de son propre génie, de sa propre stupidité, ou s’élancer, pour l’éternité du temps, vers l’infini de l’espace, et y répandre la vie, délivrée de la nécessité de l’assassinat. Le choix est pour demain. Il est peut-être déjà fait.

 

                                                 

 

                                          Pour Soeren Kierkegaard

 

     - Le feu prit un jour dans les coulisses d’un théâtre. Le bouffon vint en avertir le public. On crut à un mot plaisant et on applaudit : il répéta, les applaudissements redoublèrent. C’est ainsi, je pense, que le monde périra dans l’allégresse générale des gens spirituels persuadés qu’il s’agit d’une plaisanterie.

 

                                                                       Michel Ribeiro

Dialoguons : mic.ribeiro@yahoo.fr

                               

 

Où va le monde ?

 

18/11/2009

 

 

     - Comment répondre à une question que bien des hommes se sont posés depuis la nuit des temps et leur apparition sur cette terre ?

Autant de questions et autant de réponses ont été depuis toujours, pensées, rêvées, discutées, disputées … sans jamais apporter une vision … une réponse … même embryonnaire, qui ne soit aussitôt … remise en question. C’est pourquoi je vais tenter à mon tour, d’ajouter ma goutte à cet océan.

 

     - Pour quoi, pour qui cette énième réflexion ?

     - A quoi et à qui peut-elle servir ? A part à moi-même et pour moi-même … je n’en sais rien et cela n’a aucune importance. Ma seule certitude réside dans le fait que si je ne le fais pas, elle ne servira vraiment à personne … ni à moi-même.

 

De fait, il existe seulement 3 choses, ou plutôt 3 états qui nous appartiennent en propre. Je veux parler de :

 

-          Nos pensées : Oui … j’y ai pensé ! Non … je n’y ai pas pensé !

-          Nos paroles : Oui … je l’ai dit ! Non … je ne l’ai pas dit !

-          Nos actes : Oui … je l’ai fait ! Non … je ne l’ai pas fait !

 

     - Le reste de nos soi-disant possessions vaut moins que poussières … et pourtant, c’est à qui cherchera à être le plus riche, le plus grand, le plus fort, le plus … ignorant c’est certain.

     - Jacques Brel nous dirait :

 

« Et tout ça … pour vouloir être grand l’espace … d’un miroir ».

 

En effet, à quoi pourrais-je comparer la durée d’une existence humaine face à l’éternité ? Au clin d’œil que je me suis fais … un matin … dans mon miroir … rien de plus … et certainement moins encore.

 

Pourtant, combien d’entre-nous sont prêts, à votre avis, à renoncer à cette pseudo grandeur ? Bien peu, lorsque je vois  l’hydre de l’individualiste, féroce et forcenée, s’emparer des hommes comme des femmes, de tous bords, de tous âges, de tous pays, de toutes conditions, sociales, culturelles, cultuelles.

 

Dominer l’autre pour ne pas être dominé ? C’est ce que notre soif de pouvoir ne cesse de nous seriner à longueur d’existence.

 

Résultat ? Ce que nous pouvons en voir, ce que nous pouvons en vivre … au travers de nos incessants et éternels combats à le rechercher … à vouloir le posséder … même si c’est juste pour … l’espace d’un miroir.

 

Mais croyez-vous vraiment, même si vous devenez l’être le plus puissant de la terre, posséder réellement, un tel pouvoir ?

OUI ! Alors dites-moi pourquoi vous devrez l’abandonner, lorsque viendra la Grande Faucheuse ?

Croyez-vous vraiment l’avoir possédé ?

 

N’est-ce plutôt pas vous qui vous êtes fait … avoir et … posséder ?

 

En fait, il existe 3 formes de pouvoir.

 

-          1er Pouvoir. Nom masc. désignant l’autorité, la puissance (gouvernement d’un pays). Ne dit-on pas : « parvenir au pouvoir ». Il signifie aussi – Crédit, influence « abuser de son pouvoir » - Ensemble de personnes investies d’une autorité « pouvoir législatif » - Le 4ème Pouvoir « celui de la presse » – Pouvoirs au pluriel « donner les pleins pouvoirs » - Les pouvoirs publics.

 

-          2ème Pouvoir. Verbe : Avoir la faculté, le moyen, le droit, la permission, la possibilité de … C’est un acte : « je peux … j’agis, je fais »

 

-          3ème Pouvoir. En activant d’abord le pouvoir du Verbe : « je peux … j’agis, je fais », je m’offre la réelle possibilité d’accéder au pouvoir du Nom : « je possède … ». L’inverse est moins certain.

 

Par exemple :

Grâce à mon argent et à ma position sociale, je peux m’offrir une place pour assister aux J.O, même la plus chère et la mieux placer. Pourtant, jamais cette aisance financière et cette position sociale me permettront, sans le Pouvoir du Verbe, de réaliser moi-même, les exploits accomplis devant mes yeux.

 

A présent, voyons comment, d’une manière schématique, fonctionne sur nous et en nous le « Pouvoir Nom »

 

Lorsque j’arrive sur cette terre, je ne possède rien de ce que nous offre ce Pouvoir, même si l’on dit de mes géniteurs que ce sont mes parents et que je suis leur enfant.

Mais très vite, va commencer  mon apprentissage … mon formatage, imposé, pour mon bien (?), par des parents qui n’auront de cesse de m’inculquer, de gré comme de force, ce qu’eux-mêmes ont reçu, de gré comme de force de leurs parents qui eux-mêmes … etc. … c’est-à-dire apprendre à posséder … que je devrais plutôt écrire : à prendre et … à posséder.

 

Cela commence par des :

 

« Touche pas … ce n’est pas à toi » et très vite j’apprendrais à dire « C’est à moi … n’y touche pas ».

 

Et le formatage commence … Celui-ci se développera tout au long de notre existence, pénétrant toujours plus profondément notre MOI JE … notre EGO ; au détriment du … JE SUIS … de notre ÂME.

 

Cette prise de pouvoir du MOI JE sur JE SUIS s’effectuera sans que nous en ayons vraiment conscience. Sans que nous puissions vraiment intervenir … comme qui dirait à l’insu de notre plein gré. Et cette emprise sur nous est si forte, que la majorité d’entre-nous en subissons le joug permanent et à un tel point, que nous sommes prêts à commettre toutes les folies pour lui obéir … toujours à l’insu de notre plein gré … ce que nous nierons de toutes nos forces, nous croyant toujours les Maîtres de notre destin.

 

Heureusement pour nous, il s’est toujours trouvé parmi nous, des Hommes, plus ou moins conscients de cet état, que dis-je, de cette Présence semble-t-il éternelle, qui tenteront de nous avertir du Pouvoir de cette Présence, de cette Puissance asservissante et corruptrice.

 

Sages, Philosophes, Poètes, Penseurs et Psychologues en tous genres et de toutes Ecoles, ne cessent depuis toujours, de nous mettre en garde et de nous prévenir, en nous dévoilant, chacun à leur manière, ses infinis et multiples visages. Mais s’ils sont capables de mettre en lumière ses agissements, ils ne peuvent en aucun cas, nous en protéger, nous en libérer individuellement.

 

Prenons l’exemple des parents. Comment peuvent ils punirent un enfant d’avoir menti, alors qu’ils n’ont jamais pu l’éradiquer de leur propre esprit ?

 

Ne sont-ils pas en porte à faux lorsqu’ils lui disent :

 

« Fais ce que je te dis … »

 

Ne serait –il pas plus judicieux de lui dire :

 

« Fais ce que je te dis, mais ne fais pas ce que je fais car je ne fais que rarement ce que je dis… » Mais là c’est une autre paire de manche.

 

Cela me rappelle Jésus accusant les prêtres de son époque de charger les hommes d’un poids qu’eux-mêmes ne soulevaient pas du petit doigt.

 

Dans cet exemple, le Pouvoir Nom, permet d’imposer sa volonté, ses ordres, ses visions, ses désirs, ses … au plus faible, sans avoir, trop souvent, cherché à les respecter lui- même.

 

N’est-ce pas exactement ce que disent et nous imposent ceux qui gouvernent notre pays ?

 

Prenons le sommet. Voici un homme qui affirme haut et fort qu’il est celui dont le pays à besoin ; le seul capable de tenir ses engagements. Pourtant si ma mémoire est bonne, c’est le même homme qui trahira Chirac pour Balladur, puis Balladur pour Chirac et qui trahira ses propres paroles, ne serait-ce qu’en ne tenant pas, bon nombre des promesses faites au français pendant la campagne présidentielle.

 

Cela dit, il n’est malheureusement pas le seul à user de ce type d’outil pour accéder au Pouvoir Nom.

En fait 98% des humains l’utilise mais il portera d’autres noms, aura d’autres visages et toutes les raisons possibles et imaginables d’en user … d’en abuser. Lesquelles ? 

 

Trahison, Dénonciation, Accusation, Divulgation, Infidélité, Déloyauté, Inconstance, Perfidie, Adultère, Tromperie, Abandon, Mensonge, Tricherie, Imposture, Illusion, Dissimulation, Ruse, Hypocrisie, Duplicité, Fausseté, Mascarade, Artifice, Piège, Séduction, Combine, etc. etc.

 

C’est derrière tous ces masques qu’agit, sur nous et en nous, et le plus souvent à notre insu, le Pouvoir Nom Grand Maître de l’imposture et de l’illusion.

 

Sa plus grande force ? Nous faire croire qu’IL n’existe pas et que nous sommes les seuls maîtres de nos existences. Ainsi donc, pauvres maîtres et pauvres existences pour la plus grande majorité des hommes.

 

Voyez plutôt !

 

Voici ce qu’IL nous murmure à longueur de vie et pour se faire, je vous livre une réflexion de Confucius que j’ai faite mienne.

 

« Si le mal ne s’accumule pas, cela n’est pas assez puissant pour détruire un homme. Le vulgaire pense pour cette raison que le bien dans les petites choses est sans valeur ; c’est pourquoi il le néglige. Il pense : « De petites fautes ne causent pas de dommage ». Par suite il n’en perd pas l’habitude. Ainsi ses fautes s’entassent jusqu’à ce qu’elles ne puissent plus demeurer cachées et sa culpabilité devient si grande qu’elle ne peut plus être effacée. »

 

« Le vulgaire ne rougit pas de l’absence d’amour et n’a pas l’injustice en horreur. Si aucun avantage ne lui fait signe, il ne bouge pas. S’il n’est pas intimidé, il ne s’améliore pas ».

 

Voilà une vision oh combien d’actualité n’est-ce pas ! Il suffit de voir tous ceux qui, de tous horizons politiques, ont répondu présent à l’appel des sirènes du Pouvoir Nom, quitte à renier leurs propres idéaux.

 

Mais plein d’illusions, bouffis de suffisance et  d’arrogance, ils ont oublié, mais l’ont-ils su un jour (?), que :

 

« Si le bien ne s’accumule pas, cela ne suffit pas à faire la réputation d’un homme ».

 

Combien y a t’il d’hommes et de femmes politiques intègres, tous partis confondus et sur toute la planète aujourd’hui ?

 

Pour répondre à cette question il me serait plus facile de compter les corrompus. Il nous suffit de regarder comment va le monde pour se faire une idée, aussi petite soit elle. Mais si vous les interrogé, ils vous diront tous que :

 

« C’est pour le bien être des peuples qu’ils agissent … pour notre bien à tous ! » et que :

 

« Ce n’est pas de leurs fautes s’ils se heurtent à des difficultés (qu’ils ont l’air de découvrir)… que c’est à cause de … »

 

Soit ! Je veux bien ! Mais dans ce cas pourquoi, dans le but de se faire élire à la direction des affaires d’Etats, affirment-ils, sur l’honneur et sans langue de bois, qu’ils sont à même de résoudre ces difficultés ?

J’entends encore toutes les promesses faites, pendant la campagne électorale, par le Président de notre pays, de régler en les améliorant, un maximum de problèmes sociaux, qu’il fallait lui faire confiance car il tiendrait ses promesses.

Pourtant cela faisait pas mal de mois qu’il nous disait résoudre ces problèmes en tant que Ministre de l’Intérieur … à grands coups de karcher et de déclarations fracassantes toutes plus virulentes, pour ne pas dire plus, les unes des autres.

 

Et 52% des gens firent confiance à sa vision politique.

 

Résultats :

 

En France, 413 000 chômeurs de plus de 55 ans, dispensés d’ANPE et de recherche d’emplois, mais chômeurs à plein temps … et que l’on cherche aujourd’hui à faire réembaucher (?), alors qu’en un an, de février 2008 à février 2009, le taux de chômage des jeunes s’est accru de 32%.

Evalué aujourd’hui à un peu plus de 410?000, le nombre des jeunes chômeurs devrait dépasser la barre du demi-million avant la fin de l’année.

Ne serait-il pas plus judicieux de nous laisser partir à la retraite à 60 ans, en paix et avec, si possible (ce qui est loin d’être toujours le cas), un bon revenu et de laisser le travail aux plus jeunes ?

 

Il n’y aurait plus d’argent dans les caisses de l’UNEDIC pour payer pensions et indemnités de chômage ? Pourtant, selon les statistiques de ce même Unédic, seulement 47,5% des chômeurs étaient indemnisés fin 2006 : moins d’un chômeur sur deux.

 

Le chômage augmente, mais son indemnisation coûte de moins en moins cher.

 

Alors … travailler plus pour gagner … quoi ?

 

Travailler la nuit à partir de 15 ans … le Germinal de Zola se rapproche à grands pas.

 

Travailler les dimanches … payé au même prix que le travail en semaine … en voilà une bonne solution.

 

Et quand je pense que c’est Moïse qui, voilà 3000 ans, arracha à Pharaon ce droit au repos dominical pour les esclaves.

 

Mais rassurez-vous, à la vitesse où nos droits s’amenuisent, nous retrouverons ce statut (esclaves) avant peu … à moins que nous ne recouvrions rapidement nos esprits.

 

Quelques chiffres ?

 

Entre 2000 et 2005, en France, la part des salariés travaillant de nuit est passée de 4,6 à 7,1%. Ceux qui travail le samedi de 25 a 31,3%. Pour le dimanche, le pourcentage est passé de 9 à 14%.

 

Nous voyons d’ailleurs de plus en plus de ce type d’annonces aux portes des grandes surfaces :

 

« Ouverture exceptionnelle le … » Mais attention, à la vitesse où vont les réformes vous pourriez lire très bientôt aux portes de ces mêmes magasins :

 

« Attention : Fermeture exceptionnelle le … »

 

Pourtant, en 30 ans, l’économie française produira 76% de plus avec 10% de travail en moins. Dans le même temps nous aurons 23% de travailleurs en plus. Un écart de 33 % s’est donc creusé entre l’offre et la demande de travail.

 

Aussi, posons-nous la question : À quoi, ou plutôt à qui, profitent réellement toutes ces chambardements sociaux, réclamés à cœur et à cris par toutes les grandes industries de ce monde et si prestement servies par des gouvernements inféodés et serviles ?

 

Faisant à présent un petit tour en Europe.

 

Selon Radio France Internationale (RFI), le chômage augmente en Europe en 2009. Il vient de passer à un taux de 8% de la population active dans les 15 pays de la zone euro. Cela fait 12 millions et demi de chômeurs. Un record depuis deux ans.

 

Selon le Bureau International du Travail (BIT), il y aurait :

 

      -     4 millions de chômeurs et 6 millions de salariés pauvres en Allemagne.

 

-          7 millions d’Allemands vivent aujourd’hui au-dessous du seuil de pauvreté.

 

-          En Espagne, 32% des emplois sont des emplois précaires.

 

-          En Grande-Bretagne, plus de 26% des salariés sont à temps partiel et une allocation d’incapacité de travail est versée chaque mois à plus de 2 600 000 personnes, soit 7,5% de la population. 18,4 millions de chômeurs dans l’Union européenne (27 pays) en Avril 2009.

 

Mais revenons en France et parlons salaires.

 

Selon Jean Pierre Dubois Président de la Ligue des Droits de l’Homme, l’écart des revenus entre les trentenaires et les quinquagénaires à triplé depuis 25 ans. Et le BIT de s’inquiéter de cette évolution “qui met en péril l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle”.

 

En France, 12% des salariés touchent aujourd’hui un salaire inférieur au Smic. 1 salarié sur 8 a un salaire inférieur au salaire minimum. Et Jacques Delors remarquera en 2006 que « près de 4 salariés sur 10 voient chaque année leur revenus diminuer ».

 

Par l’augmentation du chômage d’une part et la multiplication des emplois précaire, la part des salaires (salaires et cotisations) dans le Produit Intérieur Brut (PIB) a chuté de 11 %. Onze points de chute sur un PIB de 1 800 milliards, ce sont quelques 200 milliards d’euros qui vont rémunérer le capital alors qu’ils iraient aux salariés si le marché du travail retrouvait l’équilibre de 1982.

 

200 milliards d’euro c’est 2,6 fois le budget de l’Éducation nationale.

 

Dans son livre - Le livre Noir du Libéralisme - Pierre Larrouturou déclare :

 

« C’est 8 fois le déficit prévisionnel des retraites, 20 fois l’aide publique aux pays du Sud, 60 fois le budget du CNRS… »

 

Selon une étude de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), en 1993, seul 8% des salariés étaient concerné par l’augmentation légale du Smic. En 2006 ils sont 17%. Deux fois plus.

 

Dans ce monde – notre monde – le savoir faire ou le savoir être d’une assistante sociale ou d’un ouvrier vaut 5 fois moins que celui d’un cadre supérieur … et combien de moins, d’un sportif de haut niveau, d’un comédien reconnu … etc.

 

 Autre constat. Depuis 1970, le prix moyen payé aux paysans pour l’ensemble de leurs productions à baissé de 58% en euros constants, alors que le prix des aliments, payé par le consommateur, restait stable.

 

Et n’oublions pas que, selon l’INSEE, prévisions de  juillet 2006 -

 

« Si rien ne change le niveau de retraite va baisser de 30% d’ici 2020.

La population active ne baissera ni en 2007 ni les années suivantes ; le nombre total d’actifs devrait augmenter fortement, jusqu’en 2050. La population active devrait augmenter de 900 000 personnes ».

 

Autres mensonges :

 

« Il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’Etat … je ne suis pas le Père Noël »

 

Alors que le gouvernement n’a de cesse de rogner sur les dépenses publiques et ce, dans tous les domaines sauf … sur tout ce qui touche à son propre fonctionnement (augmentations des salaires du Président (140%) et de ses Ministres) …

 

Dans un rapport publié il y a quelques semaines, la Cour des comptes dénoncait les folies de notre Président pendant sa présidence de l'Union européenne (du 1/07/2008 au 31/12/2008) : il fera dépenser 171 millions d'euros (environ un million par jour).

 

Le summum de l'irrespect présidentiel envers nos citoyens sera l'organisation du repas de clôture de "L'Union pour la Méditerranée" : plus de 5000 EUROS par couvert.

 

La Cour des Comptes notera aussi le coût faramineux de la construction d'une douche et de quelques bureaux pour la somme de 245572 euros.

 

Au même moment, pour cause d’abus sociaux ( ?), la CPAM fait la chasse aux soi-disant "faux malades" et la CAF recherche sans relâche, les "vraies-fausses" mères célibataires pour leur supprimer quelques dizaines d'euros d'allocations "indues". A vomir …

 

J’arrête ici car la liste serait trop longue à énumérer. Il vous suffit d’aller dans n’importe quelle bonne librairie pour y trouver des réponses.

 

Où passe donc encore l’argent public ?

 

Quelques pistes :

 

Dans - Les Échos, du 21 Février 2007 – on pouvait lire :

 

« Dividendes historiques pour les actionnaires du CAC 40. Les 40 plus grosses sociétés françaises devraient verser 32 milliards de dividendes à leurs actionnaires. Une hausse de 23% sur un an ».

 

Dans - Alternative Économique du 17 Mars 2009Guillaume Duval écrit :

 

« Si on prend en compte toutes les mesures mises en œuvre depuis 9 ans pour alléger la fiscalité des plus riches, le montant perdu chaque année par les finances publiques s’élève à 30 milliards d’euros ».

 

Dans - Le Monde du 18 Mars 2009 on pourra lire :

 

« En 2008, 834 contribuables dotés d’un patrimoine supérieur à 15,5 millions d’euros ont reçu un chèque moyen de 368 000 euros de la part de l’Etat. Ils se sont partagé 307 millions d’euros. Ils représentent seulement 6% des bénéficiaires … mais les deux tiers du coût bouclier fiscal ».

 

Pour Christian Chavagneux, coauteur de - Les Paradis fiscaux - (éd. La Découverte).

 

« La fraude fiscale via les paradis fiscaux coûte 50 milliards d’euros par an à l’État français, c’est plus que le déficit budgétaire français. Si l’Etat avait eu cet argent, la France serait aujourd’hui en excédent budgétaire. Ça change tout en termes de dépenses publiques, en termes de politique économique ».

 

En fait 2000 milliards d’euros par ans  sont recyclés par les paradis fiscaux, c’est-à-dire l’équivalent du PIB français.

 

Pierre Larrouturou déclarera :

 

« Avec les 35 heures, on a donné 70 milliards de francs d’exonération mais on ne demandait aux entreprises aucune contrepartie en emplois ! »

 

Une enquête de la CFDT-Cadre et de la CFE-CGC dévoilera que :

 

« Chaque année 40 ou 50% des cadres voient leur salaires diminuer car leur salaire a progressé moins vite que l’inflation ».

 

Si, comme on le voit, les cadres paraissent aussi touchés par les diminutions de salaire, mais que dire, dans ce cas, des misérables 12cts d’augmentation mensuelles accordés cette année, aux retraites les plus basses ?

 

On nous parle de cette crise comme étant une crise mondiale qui toucherait tous les secteurs ? Voyons cela :

 

Dans le Manifeste UTOPIA 2009 on peut lire que :

 

500 milliards de dollars dans le monde sont dépensés en publicité et en marketing dont 32 milliards rien qu’en France.

 

Est-il nécessaire d’en faire autant alors que nos possibilités d’achats se réduisent de plus en plus (crise oblige) ?

 

En 1960, l’écart des revenus entre les 20 % les plus riches et les 20 % les plus pauvres de la planète était de 1 à 30. Il passe en 2007 de 1 à 80.

 

Les 500 personnes les plus riches possèdent l’équivalent du revenu des 500 millions les plus miséreux. Un « très riche » gagne donc autant qu’un million de pauvres.

 

Dans son rapport 2005, SIPRI (Institut International de Recherche pour la Paix de Stockholm), déclare :

 

« Les dépenses d’armement de tous les États ont dépassé les 1000 milliards de dollars en 2004, depuis elles n’ont fait qu’augmenter ».

 

Pourquoi de telles dépenses ? Ne nous prépareraient-ils pas une nouvelle guerre ? N’est-ce pas de cette manière que les maîtres du monde ont toujours solutionné TOUS leurs (et aussi nos) problèmes ?

 

Globalement, les dépenses militaires sont en progression de 10% : 17 milliards d’euros seront consacrés à l’acquisition de matériels, contre 15,4 milliards d’euros, en 2008.

 

Cette dotation doit par exemple, permettre de financer pour la France :

 

14 avions Rafale, 8 hélicoptères Tigre ainsi que 96 Véhicules blindés de combat d’infanterie (livraison prévue cette année). Les moyens consacrés aux opérations extérieures sont eux, augmentés d’environ 25%.

 

Les dépenses d’armement de tous les États du monde ont dépassé les 1000 milliards de dollars en 2004. Et elles ne cessent d’augmenter. Aujourd’hui, 47 % de ces dépenses sont effectuées par les Etats-Unis.

 

Vous comprenez maintenant pourquoi les Etats-Unis, rejoint aujourd’hui, et sans notre accord (celui des citoyens), par une présidence française sans état d’âme, privilégient l’OTAN plutôt que l’ONU.

 

Aussi, merci Monsieur le Président … et tant pis pour les soldats morts … juste pour satisfaire vos ambitions !

 

Lorsque je vous dis que cela sent mauvais …

 

Pour Ignacio Ramonet, dans son "Géopolitique du chaos" :

 

Sur les 200 premières économies du monde, la moitié ne vient pas des pays mais des entreprises.

 

Comment cela se peut-il ?

 

Une part de la réponse se trouve peut-être dans Manifeste UTOPIA 2009 où on peut lire que :

 

En 1960 nous prélevions 60 % de la surface utilisable de la planète, nous en prélevons plus de 120 % aujourd’hui. Nous empruntons 20 % de ressources de plus que la régénération naturelle des ressources ne le permet. Il faudrait 1,2 planète pour continuer à prélever au rythme actuel.

 

Est-ce pour nourrir la planète ?

 

Permettez-moi d’en douter et voyez plutôt ce qu’en dit le FMI :

 

Le FMI affirme qu’entre 20 % et 50 % de la récolte mondiale de maïs et de colza sont déjà détournés pour l’élaboration de nouveaux carburants.

 

Les prix du blé et de l’orge ont augmenté de 70 à 80 % en 2008, et ceux du maïs ont doublé. La hausse de la demande mondiale d’agro-carburants nécessitera d’augmenter de 20 à 30 % les surfaces cultivées. Ce qui est impossible, sauf à provoquer des déforestations effrayantes en Amazonie ou dans le bassin du Congo … ou d’éradiquer une partie de l’humanité par la famine, les pandémies en tous genres, les guerres et tous autres moyens dévastateurs … pourvu qu’ils soient réducteurs de populations.

 

Vous n’y croyez pas ?

 

Les maladies, pourtant curables, tuent chaque année 12 millions de personnes, essentiellement dans les pays de l’hémisphère Sud.

 

21 millions de personnes, souvent des enfants, sont mortes en 2006  de la malaria ou de la tuberculose, dont plus de 90 % dans l’un des 122 pays dits en développement.

 

Aujourd’hui, en 2009, l'humanité compte 1 milliard 20 millions de personnes victimes de la faim. La quasi-totalité des personnes sous-alimentées de la planète vivent dans les pays en développement : 642 millions de personnes en Asie et dans le Pacifique; 265 millions en Afrique subsaharienne; 53 millions en Amérique latine et aux Caraïbes; 42 millions au Proche-Orient et en Afrique du Nord; et 15 millions au total dans les pays développés.

 

Pourtant, le rapport sur l’insécurité alimentaire dans le monde de la FAO publié en 2006, prouve chiffre à l’appui, que l’agriculture mondiale, dans l’état actuelle de ses moyens de productions, pourrait nourrir sans problème (et surtout sans OGM) 12 milliards d’être humains. C’est à dire donner à chaque individu adulte, chaque jour, une ration de nourriture contenant 2700 calories. Or nous sommes aujourd’hui plus de 6,5 milliards d’êtres humains sur terre et se chiffre progressera et se stabilisera en 2050 autour de 10 milliards.

 

Comment cela est-il possible alors que, selon la Banque Mondiale en 2008 :

 

Le besoin de nourriture représente (bien) en effet jusqu’à 75 % des revenus des pays pauvres contre seulement 15 % dans les pays riches.

 

Ce serait donc les pays riches qui s’accapareraient à moindre frais (15% de leurs revenus) la majorité de l’alimentation mondiale ?

 

Dans ce cas, voyons comment sont réparties les richesses de ce monde ?

 

Il faut savoir que la fortune des 3 individus les plus riches de la planète dépasse les revenus accumulés de la totalité des habitants des 48 pays les plus pauvres. Et selon l’ONU en 2004 :

 

1% des plus riche gagnaient autant d’argent que 57 % des personnes les plus pauvres de la terre.

 

Le patrimoine privé cumulé des 12 millions de millionnaires recensés à ce jour et en dollars, s’élevait en 2007 à 32 0000 milliards de dollars.

 

Les 374 plus grandes sociétés transcontinentales inventoriées par l’indice Standard and Poor’s détiennent aujourd’hui ensemble, plus de 600 milliards de dollars. Cette somme a plus que doublé depuis 1999. Elle a augmenté de 13 % depuis 2003.

La plus grande entreprise du monde, Microsoft, abrite dans ses coffres un trésor de plus de 60 milliards de dollars. Depuis le début de 2006, il augment de 1 milliards de dollars par mois.

 

Et pendant ce temps, dans tous les pays occidentaux, grâce à un délabrement social voulu par les maîtres du monde et programmé par leurs valets d’Etat, le chômage et la précarité touche entre 30 et 40% des salariés … suivi de près par son corolaire : la xénophobie. Il est bien connu qu’aux époques de récession l’étranger devient le bouc émissaire de tous nos maux.

 

Pourtant, n’est-il pas normal qu’un pauvre recherche tous les moyens possibles pour sortir de sa situation … en venant chez-nous par exemple ?

 

Dans les 191 États membre des Nations Unies, 113 millions d’enfants de moins de 15 ans n’ont pas accès à l’école. 62% d’entre eux sont des filles. Et c’est pour les aider qu’aujourd’hui, dans le monde, 1 travailleur (travailleuse) sur 35 est un émigré. En 1970, les émigrants transféraient chez eux 2 milliards de dollars. En 1993, cette somme s’élevait à 93 milliards de dollars.

 

N’oubliez pas que l’émigré à toujours été une source de richesse pour celui qui l’exploite.

 

Et pendant ce temps quelques hommes n’hésitent pas à s’accorder des salaires indécents, pour ne pas dire insultants, à l’égard de ceux qui les enrichissent.

 

Exemple :

 

Joseph Ackermann dirigeant de la plus grande banque d’Europe, la Deutsche Bank, touche 17 millions d’euros par ans.

J.P. Morgan administrateur de la Chase Manhattan Bank touche 3 fois cette somme.

Daniel Vasella du groupe pharmaceutique Novartis s’alloue un salaire annuel de 22 millions d’euros.

Peter Brabeck, de Nestlé en empoche autant.

Quant au Bâlois Marcel Ospel, président de l’USB (United Bank of Switzerland et plus grand gestionnaire de fortune privée du monde), il perçoit un salaire annuel, option et action incluses, de 26 millions d’euros.

 

Les administrateurs des 500 plus grandes sociétés capitalistes transcontinentales du monde contrôlent 52% de produit intérieur brut de la planète. 58% d’entre elles sont originaires des Etats-Unis.

 

Ensemble, elles n’emploient pourtant que 1,8% de la main d’œuvre mondiale. Ces cinq cents sociétés contrôlent des richesses supérieures aux avoirs cumulés des 133 pays les plus pauvres du monde. La CNUCED a inventorié 85 000 sociétés multinationales. En fait, 1 société multinationale est active dans au moins 5 pays à la fois.

 

Et cependant, malgré les colossales richesses engendrées, la paupérisation de ces mêmes pays ne cesse d’augmenter. En Australie par exemple, la dette des ménages vient de passer le cap des 180% du revenu disponible.

Sachez aussi que 10 sociétés transcontinentales se partagent 90% des réseaux privés d’approvisionnement en eau potables (l’or noir d’un futur très proche), Nestlé en tête. Qu’elles nous expliquent pourquoi, 1 homme sur 3 en soit réduit à boire de l’eau polluée ?

 

Pourquoi, 9000 enfants de moins de 10 ans meurent chaque jour de l’ingestion d’une eau impropre à la consommation.

 

Sachez encore que Novartis, deuxième société pharmaceutique la plus puissante au monde dont le quartier général est à Bâle, verra en 2004, ses profits nets s’élever à plus de 6 milliards de dollars, ce qui correspondra à une progression d’environ 15% en une année. Idem pour son chiffre d’affaires de plus de 28 milliards toujours pour 2004.

Plus de 40% de ce chiffre est réalisé aux Etats-Unis et malgré cela selon Joseph E. Stiglitz (Économiste américain, et l’un des principaux représentants du courant néokeynésien, dont les théories et prises de positions font le héros des mouvements altermondialistes) déclarant que :

 

Les USA sont en train de devenir un pays riche aux populations pauvres … Le pouvoir d’achat du salaire minimum est aujourd’hui inférieur de 35 % à celui de ce qu’il était il y a 30 ans.

 

Constat confirmé par le Bureau américain du Recensement en 2006 :

 

1 % des plus riches Américains gagnent en moyenne 440 fois plus que le salaire moyen des 150 millions d’Américains situés en bas de l’échelle. 36,5 millions de pauvres et 47 millions d’américains sont dépourvus de toute couverture sociale.

 

Dans La Tribune du 13 Juin 2006 on pouvait lire :

 

Les entreprises  américaines ne savent plus quoi faire de leur argent. Les entreprises membre de l’indice S&P 500 (indice boursier basé sur 500 grandes sociétés cotées sur les bourses américaines) ont consacré plus de 100 milliards de dollars au rachat de leurs propres actions pendant le seul premier trimestre 2006.

 

Est-ce pour cela qu’ils se sont amusés à jouer en bourse jusqu’à ruiner des pans entiers du système économique mondial, sachant bien que les Etats, au travers de leurs contribuables, allaient tout faire pour empêcher la débâcle bancaire liée à une idéologie capitaliste moribonde et pourtant … triomphante.

 

Il est plus que temps de mettre un terme par le moyen législatif à :

 

Des usages bancaires inhumains et destructeurs, en leur imposant une véritable taxe Tobin déjà proposée mais jamais appliquée. Cette idée, à nouveau proposée et défendue par Bernard Kouchner (ministre des affaires étrangères) d'une taxe sur les transactions financières de 0,005%, qu'effectueraient les banques elles-mêmes (donc aucune possibilité de vérification) devrait rapporter de 20 à 30 milliards d'euros selon la nature des transactions concernées et serait utilisée pour financer l'aide au développement des pays les plus pauvres.

 

A titre indicatif, je rappellerais que James Tobin, économiste et Prix Nobel américain, proposait en 1978, un taux qu’il jugeait pourtant très faible, de seulement 0,1 à 0,25% de manière, selon ses dires, à ne pas pénaliser les activités de l’économie réelle (importations, exportations, investissements), mais à mettre un « grain de sable » dans les rouages de la spéculation. Sachez aussi, que cette même misérable taxe de 0,1 % sur chaque transaction sur les marchés des changes aurait rapporté annuellement 228 milliards de dollars - chiffre calculé sur la base des 1 587 milliards de dollars qui représentaient, en 1998 selon la Banque des règlements internationaux (BRI), le volume quotidien de ces transactions.

 

Alors, 0,005% ! Pas de quoi enrhumer un compte en banque, même aussi misérable que le mien. Aussi Messieurs les Ministres des finances des pays riches, quelle générosité … à l’égard des Grands Argentiers de ce monde à qui vous avez, sans sourcillé, offert les aides suivantes.

 

Combien a coûté le sauvetage des banques ?

 

Les analystes du FMI nous donnent cette réponse :

 

Entre la recapitalisation, les avances en liquidités, les rachats d’actifs et les garanties (qui n’ont, à ce jour et dans la plupart des cas, pas encore été utilisées), les USA ont mobilisé 79% de leur PIB, c’est-à-dire en  données cumulées et pour le 4ème Trimestre 2009, 10166.70 USD, la Belgique 30%, la France 19%, et l’Irlande ... 263%.

Les besoins de financement immédiats s’élèvent à 8,8% du PIB au Canada, 6,6% aux USA, 15,8% en Norvège, 5,5% en Autriche, 4,7% en Belgique et 20% au Royaume Uni.

 

Conclusion ! Le sauvetage de la finance est en train de ruiner les Etats.

 

Quelles leçons en ont tiré nos dirigeants bancaires ?

 

AUCUNE !

 

Il suffit pour s’en convaincre de voir à quelle vitesse tous ces Grands Argentiers-Usuriers ont su, sans sourcilier, renouer aussitôt avec leurs pratiques assassines. Et cela, malgré les craintes du BIT (Bureau International du Travail) annonçant pour toute la planète, un chômage record pour 2009 frappant 239 millions de personnes.

 

Il est aussi plus que temps de mettre un terme par le moyen législatif à :

 

Des délocalisations d’entreprises antisociales et aux procédures de licenciements rendues possible, par la grâce de gouvernements autistes aux politiques irresponsables, poussant à travers le monde, un nombre toujours croissant de personnes, comme de nos compatriotes, vers un chômage plus que précaire, à la durée et aux allocations rapidement dégressives, mais toujours très controversées et ce, dans le meilleur des cas.

Pour les autres, abandonnés et laissés pour compte, il ne leur restera bien souvent que de dormir sous les ponts … où sous une tente plantée sur les quais de la Seine par l’association des ?Don Quichotte? … pendant que d’autres encore, pourtant avec un travail, se suicident pour échapper aux pressions démentielles, imposées par des cadres bien souvent tout aussi stressés et aux ordres de ces mêmes maîtres du monde.

 

Aussi ne soyez plus étonné par la montée des violences de toutes sortes à travers le monde, ultimes recours, souvent inconscient,  pour la plupart des plus démunis, (matériellement et intellectuellement), hurlant, à la face de ceux qui les ont créés, et dont le cœur est vide d’Amour, leur soif de vivre et leur haine d’un système et des hommes qui les ont rejeté et dont ils ne veulent plus.

 

C’est pour toutes ses raisons, humaines, sociales et politiques décrites, et pour bien d’autres encore, que notre monde est malade. Malade de part notre incapacité à pouvoir, à vouloir y remédier, humainement, socialement, politiquement et surtout, personnellement, cloîtré dans nos égoïsmes individualistes aux idéaux étroits, que nos sociétés sans âme sombrent, lentement mais inexorablement dans les peurs les plus diverses.

Par peur de manquer, d’argent, d’amour, de chance, de travail, de courage, de moyens, de faim, de tomber malade, peur de vivre … peur de mourir … etc. etc. Nous nous replions sur elles, faisant de ces faiblesses les boucs émissaires de nos lâchetés face à ces réalités. Mais rassurez-vous, cela n’est pas nouveau, bien au contraire car depuis la nuit des temps, il en va ainsi.

 

Comment réagir ?

 

Devrons-nous réagir à la manière de notre politique, préconisant le passage aux karchers des jeunes de banlieues, ?lieues? déjà ?mis au banc? et ce, dès leurs créations, par ceux-là mêmes qui les firent construire ?

 

Est-ce la bonne solution que de répondre aux violences urbaines par la violence policière ?

 

Faut-il nous résigner à n’avoir comme solution, que celle de construire plus de prisons pour y mettre une jeunesse, (VOS enfants), que nous abandonnons de plus en plus et dans le meilleur des cas, au chômage ou aux travaux précaires et insipides et pour des salaires miteux ?

 

Ne voyez-vous pas, n’entendez-vous les appels au secours de cette même jeunesse cherchant désespérément une sortie à leurs conditions, dans les drogues de toutes sortes et les actions les plus folles ?

 

Croyez-vous vraiment comme certains, que la prison puisse resocialiser des personnes en leur imposant la pire des vies sociales que l'on puisse imaginer ?

 

Croyez-vous vraiment comme certains, que celle-ci puise réinsérer ces mêmes personnes en les coupant violemment de tout ce qui pourrait les aider à le faire (vie de famille, emploi stable, vie sociale normale).

 

Croyez-vous vraiment comme l’a écrivit dans son livre – ?Quand la justice nous casse?  Philippe Auzenet, ancien visiteur puis Aumônier Protestant en Maison d’arrêt, que celle-ci puisse avoir la prétention de lutter pour la dignité humaine en cassant toute dignité, toute confiance en soi, toute espérance, la personnalité et la réputation des personnes incarcérées. La prison a la prétention de former en déformant, de stabiliser en déstabilisant, de rendre meilleur en rendant pire, de protéger la société en formant des récidivistes qu'elle fait devenir des fauves. Voilà la réalité que pourrait confirmer toute personne (et sa famille proche) qui l'a subie, et qui ne sera malheureusement jamais écoutée car elle est en bas de la pyramide.

 

Pour conclure cette réflexion je vous propose ?d’entendre? Clarence Darrow -1857/1938 -avocat américain, célèbre pour avoir défendu et sauvé de la chaise électrique en 1924, Nathan Léopold (1904-1971) et Richard Loeb (1905-1936), deux riches étudiants en droit, arrêtés et condamnés à l'âge de 19 et 18 ans pour l'enlèvement et le meurtre de Bobby Franks, un jeune garçon de 14 ans.

 

Les faits ?

 

Léopold et Loeb passèrent  plusieurs mois à préparer leur crime, cherchant un moyen efficace pour réclamer une rançon sans risque. Le 21 mai 1924, ils passent à l'action, enlèvent Bobby Franks, proche voisin de Loeb et l'assassineront froidement. Ils verseront de l'acide chlorhydrique sur le corps afin d’en rendre l'identification plus difficile. Ils iront ensuite tranquillement manger un hot dog. Après leur repas, ils iront cacher le corps, rentreront à Chicago et appelleront la mère de la victime lui disant que son fils a été kidnappé et enverront la demande de rançon passant la soirée à jouer aux cartes. Mais avant que la famille ait payé celle-ci, le corps sera découvert. L'apprenant ils détruiront la machine à écrire qui servie à la demande de rançon. C’est une paire de lunettes trouvée à proximité du lieu du crime qui permettra de retrouver et confondre les coupables.

 

Leurs motivations ?

 

L’unique motivation de cette horreur était de tenter de prouver leur supériorité en essayant de commettre le crime parfait et son manque absolu de compassion marquera fortement l'opinion publique faisant de ce procès un des grands procès du siècle. Clarence Darrow assurera leur défense et leur évitera la chaise électrique grâce à sa plaidoirie s’appuyant sur la causalité profonde de ce crime abject. Léopold et Loeb seront condamnés le 10 septembre 1924 à la prison à perpétuité pour meurtre plus 99 ans pour enlèvement.

 

Cette affaire eut un grand retentissement à l'époque et influencera plusieurs films dont

?L'Avocat des damnés? en 1991 de John David Coles avec Kevin Spacey dans le rôle de Darrow. Je ne sais pas si la plaidoirie  de la défense à la fin de ce film est l’exacte réplique du procès mais je l’a crois très proche de la réalité ne serait-ce que par sa conclusion.

 

Plaidoirie de Clarence DARROW

 

« Ce monde a été bâti sur une longue suite de carnages depuis sa naissance, et aucun doute que cela continuera  ainsi jusqu’à la fin.

 

Peut-on être sûr que ce monde deviendra meilleur si on les pendait ?

 

Cela donnerait-il aux hommes plus de cœur, d’humilité ? Ou à moins que ce ne soit le contraire ?

 

Si  la société dans l’ensemble est incapable de s’élever bien au-dessus de l’instinct bestial de ces deux hommes alors je n’ai rien à faire sur cette terre.

 

Pourquoi ont-ils tué Bobby Franks, non pas pour l’argent, ni par envie, ni par haine, non ils l’ont tué comme on tue une mouche ou une araignée, juste pour voir.

 

Ils l’ont tué parce qu’ils sont ainsi faits, ils l’ont tué parce que quelque part, dans l’infini processus qui règle l’élaboration d’un  être humain, quelque chose s’est grippée.

 

Votre Honneur, nous savons que chacun des atomes de l’univers est étroitement lié aux autres, nous savons que chaque influence consciente et inconsciente agit et réagit sur l’ensemble de tous les organismes et cela sans qu’on sache ce qui en est responsable.

C’est vrai, j’ignore ce qui a poussé ces deux garçons à commettre cet acte, mais je suis certain qu’il existe une explication. Pourquoi cet acte, mais aussi pourquoi suis-je là ici à défendre l’indéfendable ? Peut-être à cause de toutes les existences que j’ai croisé,  elles m’ont influencé et ont fait de moi ce que je suis, elles m’ont conduit jusqu’ici, vers ma destinée, nous sommes tous ici à cause d’une infinité d’évènements incontrôlables.

 Je n’oublie pas que Bobby Franks est mort, et je compatis à la douleur de sa famille, Monsieur l’Accusateur publique, a assuré que c’était un garçon plein de promesses. Il arrive parfois qu’un garçon plein d’avenir soit fauché en pleine jeunesse, et que l’espoir dont il était porteur soit enseveli avec lui dans un cercueil.

Parfois il arrive aussi qu’un garçon tout aussi prometteur trouve sa place sur un échafaud pour y être pendu.

Votre Honneur, ce n’est pas la grâce que j’implore ici, peut-on parler de grâce d’ailleurs si on décidait de les enfermer à vie. N’importe quel être humain digne de ce nom serait satisfait de ce verdict. 

Si pendre ces deux garçons pouvait faire revivre Bobby Franks, alors oui je dirais qu’on les pende, si le bien-être de la communauté dépendait un tant soit peu de leur exécution alors oui je dirais qu’on les pende, mais je me demande quel profit nous en tirerions, quel bien serait-ce pour l’avenir de nos enfants ?

 

Votre Honneur, entre vos mains reposent les clés du futur, vous pouvez décider de les pendre, les pendre comme on dit jusqu’à ce que  mort s’en suive, vous seriez sûr ainsi de vous attirer la sympathie populaire, il est certain que les ignorants se feraient une joie d’applaudir.

 

Mais les autres, ceux qui pensent, ceux qui croient en l’être humain, les mères, les pères qui veulent comprendre et réfléchissent à l’avenir non pas de ces êtres perdus, mais à l’avenir de leurs propres enfants, ils seront derrière nous, refusant de se réjouir de la mort de ces deux jeunes gens, ils veulent qu’un jour on cesse de répandre le sang des hommes.

Je ne plaide pas uniquement pour mes clients mais aussi pour tous ceux qui suivront à l’avenir.

 

C’est à eux que je pense, et c’est pour eux que je supplie cette cour de se tourner vers une justice exempte de cruauté et de barbarie, je plaide pour le futur, je plaide pour un temps d’espoir où la haine et la cruauté ne contrôleront plus le cœur des êtres humains, un temps où avec de l’intelligence, de la compréhension et de la foi en l’homme, chacun de nous se rendra enfin compte qu’une vie quoiqu’on en aie fait  mérite d’être sauvée et que le pardon est ce qui donne à l’homme à jamais sa grandeur.

 

Si jamais, mon nom, un jour est glorifié, que ce ne soit pas pour des causes futiles, non, si un jour mon nom est glorifié, que ce soit pour l’amour que j’aurai pu donner. »

 

Nous pouvons faire de même. Il nous suffit d’oser.

 

Michel Ribeiro

Dialoguons : mic.ribeiro@yahoo.fr

 

 

 

                                                            

                                     

 

 

 

                               

 

                                                Aller vers ...

 

                                    

                                                      

                                                                                                    

                            A.C.T                 Accueil          Animations A.C.T        Acivités Librairie         

 

                                                                                      

                   Expo vente               Bonnes affaires        Présentation       Sites amis          Contact

© 2010